Fatigue chronique : quand un ticket de caisse expiré devient le symbole de l’épuisement maternel

Ce dimanche soir où un ticket de caisse a résumé ma vie

23h45 un dimanche pluvieux. Mes trois enfants me regardent avec des yeux ronds comme des pièces de monnaie alors que je fixe, incrédule, mon ticket de caisse périmé. Oui, vous avez bien lu : périmé. Comme ma patience. Comme mes rêves de vacances en famille. Comme mon dernier jour de repos décent.

Comptable, mère de trois enfants, et championne du timing absurde

Je gère les comptes des autres à la journée près, mais mon propre ticket ? Il a expiré. C’est poétique, non ? Ma fille de 13 ans demande « Maman, pourquoi tu cries sur un papier ? ». Mon fils de 9 ans pense que c’est normal. Et la petite de 6 ans s’est endormie sur le canapé, heureusement inconsciente du chaos maternel.

La fatigue chronique, c’est aussi ça

Ce n’est pas juste physique. C’est cette accumulation de petits détails absurdes qui fait qu’on se demande à 23h45 un dimanche pluvieux pourquoi on hurle sur un bout de papier. C’est moi, seule dans ce studio sans âme avec ces voisins qui tapent aux murs, avec l’ordonnance de protection accrochée quelque part dans mes pensées, avec trois enfants qui n’ont rien demandé.

Heureusement, il y a mes voisins retraités

Oui, mes bruyants voisins du lotissement ? Les retraités à côté ? Ils ont apporté un gâteau hier. Sans juger. Sans rien dire. Juste un gâteau. Voilà le soutien qui tient debout : celui qui arrive en silence avec du chocolat.

Alors oui, je suis fatiguée. Chroniquement. Mais je suis aussi là, dimanche à 23h45, à raconter mon histoire sur un ticket expiré. Et ça, c’est un début.

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